Ils se font appeler Chucky, Wizard, Little Crazy ou Spider. Ils ont entre 16 et 25 ans et font partie d’une cellule de la «Mara 18», un de ces gangs qui ensanglantent les banlieues pauvres du Salvador, petit pays d’Amérique centrale entre le Guatemala et le Honduras. Pour son documentaire La Vida Loca, le photographe et réalisateur franco-espagnol Christian Poveda a suivi pendant plus de deux ans – sur les quatre qu’il a passés au Salvador – des membres de la Mara 18. Le réalisateur est mort le 2 septembre 2009, un mois avant la sortie française, au cinéma, de son documentaire, assassiné sur une route peu fréquentée au nord de la capitale, San Salvador. __[La Vida Loca|http://www.lafemme-endormie.com/vidaloca/index_2.html]__ c’est un coup de poing dans le bide, il n’y a pas grand chose qui me bouleverse mais là ce reportage sans clichés, juste la réalité de jeunes souvent parents aimants, attentionnés, alternant entre une vie de famille presque banale et un avenir déterminé d’avance : l’hôpital, la prison ou le cimetière ça m’a remué les tripes. « Tôt ou tard, c’est l’hôpital, la prison ou le cimetière », confie « El Nueve » lors de la veillée mortuaire de son ami « El Sombra ». Le montage, scandé par des séquences d’enterrement, accentue le sentiment de fatalité. Le cœur serré, on redoute pendant quatre-vingt-dix minutes le bruit sec des détonations qui précédera les images d’un nouveau cadavre… A voir absolument (ça change des merdes de reportages orientés de France Télévision au sbires de son nouveau président) ((/public/vida_loca/2.JPG|2.JPG))

((/public/vida_loca/4.JPG|4.JPG)) ((/public/vida_loca/6.JPG|6.JPG)) ((/public/vida_loca/7.JPG|7.JPG)) ((/public/vida_loca/9.JPG|9.JPG)) ((/public/vida_loca/11.JPG|11.JPG)) ((/public/vida_loca/12.JPG|12.JPG))